vendredi 1 février 2008

310108 – Lakshmipuram

Le salon ...



La salle de bain ...



Nous avons renoncé à la visite du palais d'été du maharadja, Sinangapatham, ainsi qu'au sanctuaire des oiseaux, Ranganathittu. Cette promenade d'une journée à quelques kilomètres de Mysore figure pourtant parmi les activités recommandées par tous les guides et évidemment les locaux. Pourtant, nous avons préféré aux vieilles pierres et autres crocodiles vus de la barque, l'activité du marché, le bruit de la rue et la recherche de Ganesh.

Un dieu qui fait l'unanimité, sans doute le plus révéré en Inde. Si les enfants l'identifient comme le dieu de la chance, celui qui lève les obstacles, il est surtout celui des scribes et des écrivains : on le présente systématiquement avec une défense qu'il brisa lui même pour écrire la fin du Mahabharata. Plus de détails sur les contes et légendes s'y rappportant sur http://www.ganapati.club.fr/C'est sans aucun doute l'un des fils conducteurs de notre voyage, une présence quotidienne à laquelle nous nous référons volontiers. C'est donc tout naturellement que je me suis mis en tête d'en rapporter une effigie afin qu'il nous rappelle ce séjour. Le problème était posé, il fallait ensuite trouver l'objet. J'y ai mis du temps, et heureusement un peu de patience. Car on trouve des statues de Ganesh à tous les prix, en métal et en bois, de toutes les tailles, mais le plus souvent très récentes. C'est aussi un prétexte, bien sur, pour visiter des ateliers de sculptures.

Ce faisant, j'avais déjà remarqué un beau ganesh lors de notre première visite au musée Indira Gandi. Et presqu'une semaine après, lorsque j'y revins hier, je m'aperçu que cette statue n'était pas conforme à l'image que j'en avais gardée, déformée sans doute par beaucoup d'autres vues depuis. En revanche, son pouvoir de séduction agît à nouveau, et je me décidai, à la satisfaction de tous. Et nous voilà avec une quinzaine de kilos supplémentaires...



La promenade de l'après-midi se solde à nouveau par une déconvenue. Je suis pourtant parti avec le plan en tête et noté sur mon calepin afin de le montrer au rickshaw. Las, le botanical garden ne se donnera pas à nous. Nous retombons aux limites du campus, et je ne tiens pas à m'y aventurer.Ce faisant, nous passons devant une grande tente. Il s'agit d'une foire comme il s'en tient régulièrement. Celle-ci est dédiée à l'artisanat du nord de l'Inde, tout au moins de certains Etats (Orissa, Madhya Pradesh, ...). A défaut de balade horticole, nous nous décidons donc précipitament pour ce marché. La qualité est inégale, mais les prix imbattables : je peux enfin ma laisser tenter par le petit chess game auquel j'aspire depuis notre arrivée.Nous revenons par Dhavananthri Road, à la sortie du grand marché afin de prendre livraison des photos que nous venons de faire développer. Nous sommes vraiment contents de certains résultats, notamment de certains portraits réalisés au petit marché, et dont je dois donner des exemplaires aux marchandes. La plupart des gens, ici, ne possedent pas d'appareils photos. Si vous passez quelques temps devant un studio comme il en existe à peu près partout, vous rierez de voir le défilé de femmes endimanchées. Celles-ci sont le plus souvent accompagnées de leurs enfants vêtus de vêtements du dernier kitch pour un portrait qui ne l'est pas moins.Cela dit, il m'est arrivé d'aller dans des magasins dédiés au tirage de photos, et vous pouvez alors apercevoir le résultat de ces travaux, qui vaut vraiment le déplacement. Ca ressemble à une galerie de portraits aux regards hallucinés : dés qu'un indien lambda se fait photographier, il prendre une pose des plus sérieuses, le regard fixe, s'empêchant de cligner des paupières. Bref, il pose. C'est une des raisons qui rend parfois difficile de capter le naturel, dès qu'une personne est rentrée en relation avec l'objectif de l'appareil.
Heureusement, on fait parfois de belles rencontres...

La suite était prévue : Séverine se faisait fort de redresser le tort qu'elle avait subi en achetant des sachets de pigments le double du prix normal. Nous retrouvâmes donc le marchand. S'en suivient des explications houleuses, pendant lesquelles nous reçûmes le soutien d'un vendeur d'huiles esentielles. C'est clair, nous sommes désormais « tricards » dans le grand marché.

Nous sommes arrivés en décembre, le mois de janvier est désormais derrière nous. Demain, février...

Avant de rentrer a la maison, nous passons devant les marchands de sncka de K.R. Circle, qui allument leurs feux a 5h30, en fin d'apres midi. Edgar insiste et nous nous laissons tentes par des Gobi Mandchourians ; une sorte de choux fleur mis en pate et frite ensuite, avec des oignons, du poivron et des piments, bien sur. Delicieux !

Le coucher de soleil est magnifique. Je suis vraiment bien


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